Oui, désolé, j'aurais du plutôt dire "libérés".
Je vais tenter de mieux m' expliquer, bien que je ne sois pas Mr. Le Padelec (Arnaud de son prénom, qui est un homme que j'apprécie beaucoup, au passage. ^^)
Ce qui se passe : pour traiter les cellules cancéreuses, tu peux les brûler au laser. Au niveau atomique, ce sont des photons qui vont se charger de fournir l'énergie nécessaire. Mais le but, c'est de contrôler ce phénomène comme le disait Curtis, pour éviter de tuer le patient (c'est mieux). Alors une hypothèse, c'est les protons.
En effet, tu bombarde une zone, de protons accélérés : ils vont donc apporter avec eux une certaine énergie. L'avantage, c'est qu'ils vont être attirés par les électrons et qu'a cette distance, les forces nucléaires n'entrent pas en action. Du coup, (enfin c'est ce que croyait le labo) tu pourra mieux brûler ta zone avec des dommages moindres (si je puis dire) qu'avec un laser qui, avec son trait d'onde continue, excitait joyeusement noyaux, électrons, atomes, bref, tout ce qui passait dans sa direction.
Ce qui était prévu, c'est que le proton accéléré, qui entre en collision avec l'électron, qui n'a rien demandé à personne, va fournir assez d'énergie pour que l'électron passe à des couches supérieurs, et en revenant à son état fondamental, libère des photons qui vont localement permettre de brûler la cellule impie.
Ce qui s'est passé, c'est que le proton va déclencher une sorte de réaction en chaîne : il va faire sauter son électron, qui va libérer des photons. A partir de là, l'électron voisin va se prendre dans la tête ET l'énergie du proton ET les photons, il va donc "sauter" plus haut, et libérer plus d'énergie, et ainsi de suite....
Au final, les éléctrons se sont carrement libérés de l'atome, ce qui est préjudiciable, parce que la zone brûlée s'étend encore plus, et les cellules saines ne sont toujours pas épargnées.
Tout cela était une experience, je suppose que les gars du labo avaient du penser à toutes les éventualités. Mais en tout cas, pour le coup du proton, ça n'a pas marché.